Notre histoire
Que la vie peut-être cruelle, elle peut donner beaucoup de bonheur mais le reprendre aussitôt.
Nous y avons été confronté en début d’année 2004. Nous avons eu notre deuxième enfant avec une grossesse tout à fait normal. Mais à l’accouchement, le bébé ne réagissait pas normalement. Notre bébé fut transféré rapidement sur l’hôpital Béclère à Clamart (92). Là, le diagnostic tombe : notre enfant ne pourra pas vivre…..
On se sent seul face à ce destin cruel. Que faire ? Où est la porte de sortie de ce cauchemar ? Quelle va être notre vie après ça ? Et surtout comment on va surmonter et est ce qu’on va le surmonter ?
Trop de questions, pas beaucoup de réponses…
Les médecins, qui nous ont suivi, ont très bien su nous diriger, nous redonner un peu goût à la vie. Et nous avions notre première fille qui était là, nous ne pouvions pas la laisser tomber.
Il faut laisser le temps faire son travail tout en l’aidant un peu, ne pas se laisser aller. Mais on ne ressort jamais guéri complètement, la blessure sera toujours là.
Les médecins nous expliquent notre maladie génétique, elle est orpheline,il y a peut-être des recherches qui vont commencer mais ils nous disent bien que cela peut prendre des années.
Nous décidons de recommencer une grossesse, comme les médecins nous l’ont expliqué, le gêne est en nous, on peut attendre un mois, six mois ou dix ans, le risque sera le même. Alors pourquoi attendre, la vie a été cruelle une fois pourquoi deux fois ?
Mais comme le dit mon nouveau gynécologue, le hasard n’a pas de mémoire…
C’est en janvier 2005 que le verdict tombe : c’est une récidive….
Je suis à sept mois de grossesse…. Nous décidons une IMG (interruption médicale de grossesse). C’était un petit garçon, tout beau, tout mignon.
Pourquoi la vie s’acharne ? Qu’avons-nous fait pour mériter ça ? Un petit être qui ne demande rien à personne, pourquoi ça lui arrive ?
Nous n’avons toujours pas de réponses à ces questions. C’est comme ça, c’est la vie qui décide, on ne peut pas diriger tout… Mais que cette vie est injuste.
Nous décidons de faire une pause, le moral, le physique, il faut se remettre de ces chocs, des critiques que l’on reçoit et qui non pas lieu d’être.
Notre vie nous regarde, il faut vraiment être confronté au problème pour connaître les décisions que l’on prendrait.
Que la vie peut être bizarre, en août 2005, une nouvelle grossesse se prépare. Elle n’était pas prévue tout de suite, mais le bébé est là, si je ne vais pas jusqu’au bout, je ne saurai jamais ce qu’il en est.
La nature a choisit.
La décision est prise, nous allons voir ce que nous réserve notre avenir. Cette grossesse est basée sur l’angoisse. Mais quel bonheur lorsqu’on vous annonce que tout va bien au fur et à mesure que cette grossesse avance.
Notre quatrième enfant voit le jour en Mai 2006. C’est comme une première fois. Tout nous parait nouveau. La famille reprend des forces, du rire, elle reprend une vie de famille normale comme les autres.
Nos enfants grandissent, mais l’envie d’avoir un autre enfant grandit aussi. Conscients des risques, nous décidons d’avoir un autre enfant. La vie nous a fait un immense cadeau en nous offrant en Avril 2008, un petit garçon.
Après toutes les épreuves que l’on avait vécues, notre seul souhait était de pouvoir avoir trois enfants vivants, garçon, fille qu’importe, le principal est que tout aille bien.
Maintenant, notre famille est complète. Nous savourons chaque moment car le bonheur est précieux et fragile. Il faut protéger ces moments.


